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L'heure est grave, je suis de retour !

Citoyens, citoyennes !
Mon nom est Antoine Quentin Fouquier-Tinville, né en Picardie le 12 juin 1746.
Fervent révolutionnaire dès le 14 juillet 1789, j'ai compris l'importance de défendre la Révolution face aux factieux de tous bords et assumé la charge d'être Accusateur du Tribunal criminel extraordinaire à partir du 13 mars 1793. Mort à Paris le 7 mai 1795, je n'ai pu finir ma tâche.
Aujourd'hui, je sors de ma réserve forcée. En effet, l'heure est grave, l'état d'urgence politique actuelle me commande de revenir : il est temps de démasquer les ennemis de la République et dénoncer leurs agissements !
Vendredi 12 octobre 2007 5 12 /10 /Oct /2007 17:45

"L'école en panne de transmission" : c'est sous ce titre que l'hebdomadaire Marianne dans son numéro 544 du 22 septembre 2007 a laissé deux réactionnaires (Alain Finkielkraut et et François Bayrou) discuter entre eux de l'avenir de l'Education Nationale.

Extraits choisis :
 
A.Finkielkraut :"La culture est l'imposition d'une forme. Mais, aujourd'hui, on entend par "culture" le "déjà là" de chacun. Aucune forme ne s'impose. Rien n'émerge du "culturel", ce grand magma. Et je constate avec regret que les professeurs devenus "profs" cèdent, pour un grand nombre d'entre eux, à ce despotisme de l'informe."

Contre-vérité évidente : ce ne sont pas les enseignants qui ont mis l'élève "au coeur du système éducatif" (pour citer les textes officiels), mais bien les politiques ! Les enseignants se sont adaptés aux nouveaux programmes et aux nouvelles instructions des Inspecteurs du ministère...
Mais, de toute façon, les élèves continuent d'apprendre à l'école : l'enseignant n'a jamais cessé d'être le guide de l'accès au savoir !

A.F. :"Oubliant que l'école est une institution où chacun doit jouer son rôle, ils se veulent "sympas" avec les "gamins" et certains se laissent tutoyer sans problème."

De nouveau, tout cela est faux : d'où sort-il ce "grand nombre" ? A-t-il mené une enquête sociologique sérieuse ou cède-t-il, lui, à la critique facile et répandu antienseignante (voir Darcos et son obligation de vouvoyer, alors que c'est déjà le cas : aucun enseignant des collèges et lycées de France ne se laisse tutoyer !)

A.F. :"Rien d'étonnant dès lors à ce que le baccalauréat ne sanctionne plus l'accession des élèves à la culture générale mais la déculturation générale de l'enseignement secondaire français et que ses exigences soient inférieures à celles de feu le certificat d'études."

Comment peut-on oser sortir de telles bêtises ? Que ce philosophe médiatique essaie donc de passer n'importe quel bac du jour au lendemain, on s'amusera bien des résultats...
Je rappelle que le certificat d'études sanctionnait la fin de l'école primaire, alors que le baccalauréat s'adresse à des élèves presque majeurs : pourquoi caricaturer autant si ce n'est pour glorifier "l'école de Jules Ferry" et revenir sur la démocratisation de l'école depuis 30 ans ? Que les enfants des classes populaires cessent de venir à l'école et entrent dans les usines, voilà le message !

F. Bayrou : " C'est indiscutable. Le niveau du certificat d'études dans la première moitié du XXe siècle était à bien des égards largement supérieur au niveau de beaucoup de bacs aujourd'hui pour ce qui concerne en tout cas le rapport à l'écrit."

Bien sûr que si c'est discutable, puisque c'est faux ! Encore une fois, quelle enquête sérieuse étaye ses propos ? Aucune évidemment !

Quelle tristesse qu'un journal comme Marianne permette la publication de discours aussi outrancièrement réactionnaires sans prévoir au moins la confrontation avec d'autres idées...




Par Fouquier-Tinville - Publié dans : Condorcet : reviens aussi !
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Jeudi 4 octobre 2007 4 04 /10 /Oct /2007 09:07
Notre Grand Président aime la télévision, c'est bien connu : il aime y passer (quotidiennement et plusieurs fois par heure si possible), mais aime-t-il aussi la regarder ?
On s'en f... me direz-vous ? Certes, mais quand ses goûts télévisuels ont des conséquences sur sa façon de faire en politique, cela commence à devenir intéressant.
Ainsi, en regardant tranquillement câlé dans mon canapé les premières saisons de l'excellente série télévisée américaine
"A la Maison Blanche" ("The West Wing" en version originale), j'ai été surpris par la similitude entre certaines situations et la politique menée par l'ex-maire de Neuilly.
Pour ceux qui ne connaissent pas la série, on y décrit le quotidien de la Maison Blanche, les coulisses du gouvernement américain avec un président démocrate originaire et son fidèle staff : excellent pour comprendre le système présidentiel des Etats-Unis, les scénarios étant réalistes et complexes à souhait.
Or, j'ai pu relever quelques faits marquants dans les trois premières saisons :
    - on a droit à un épisode spécial à chaque fois que le Président doit se rendre devant le Congrès pour faire un discours sur l'état de l'Union : or, Nicolas Sarkozy s'est précipité devant le Sénat pour prononcer un grand discours en septembre (il n'a pas le droit de le faire devant l'Assemblée Nationale).
    - on y découvre l'importance du secrétaire général de la Maison Blanche comme véritable Premier Ministre rattaché directement au bureau du Président, avec un staff qui donne des ordres aux ministres qui se permettent de ne pas suivre à la lettre les ordres présidentiels : or, Nicolas Sarkozy néglige François Fillon au profit du secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant, et les ministres sont étroitement surveillés par des chefs de cabinet choisis par notre Grand Président.
    - on peut y admirer ou y réprouver la sournoiserie de la Maison Blanche, débauchant une figure du camp opposé (les Républicains) pour défendre la politique gouvernementale sur les plateaux télévisés en lui faisant miroiter le fait d'être utile à son pays tout en conservant ses opinions bien sûr : or, Nicolas Sarkozy a lancé sa grande politique "d'ouverture" auprès de personnalités de gauche (Kouchner, Bockel, Besson, Jouyet...) qui toutes ont expliqué leur ralliement sarkozyste par leur sens du devoir envers leur pays.
    - enfin, on y constate l'importance du Conseil de Sécurité Nationale dépendant directement de la Présidence : or, Nicolas Sarkozy a annoncé très officiellement son désir de le mettre en place en France à l'occasion de la réforme constitutionnelle programmée...

Dernier élément à charge du dossier : dès la parution de la photographie officielle du président Sarkozy, l'hebdomadaire "Marianne" avait relevé les étranges ressemblances avec des photographies du comédien américain Martin Sheen dans son rôle de président Jed Bartlet pour la série télévisée sus-nommée. Jugez-vous même :

Voici le fameux portrait officiel

Voici quelques photos de plateau de Martin Sheen :






Troublant, non ?

Par Fouquier-Tinville - Publié dans : Bataille culturelle
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