Du respect des promesses...

Publié le par Fouquier-Tinville

Ségolène Royal a été investie comme candidate socialiste à la présidentielle de 2007 après une "longue et harassante" campagne interne durant laquelle elle a développé des concepts forts et tellement intenses : "faire de la politique autrement", "l'ordre juste" ou encore "la république du respect"...

Durant cette campagne, elle a dû répondre aux attaques de ses adversaires qui l'accusaient de vouloir négliger le parti socialiste au profit de son association au nom si sensuel "Désirs d'avenir".

Elle a vivement répondu aux critiques en affirmant bien haut : "mon QG de campagne sera le siège du PS" (rue de Solferino à Paris).

Le 22 novembre 2006, à peine 6 jours après le vote interne, l'entourage de Ségolène Royal a indiqué que la candidate avait trouvé un local pour y installer sa permanence de campagne : les anciens locaux de la Commission nationale informatique et libertés (CNIL), rue des Saints-Pères, dans le VIe arrondissement de Paris, non loin du boulevard Saint-Germain et à mi-chemin entre le Sénat et l'Assemblée nationale... mais pas rue de Solférino !

Eh oui, la république du respect, ce n'est pas le respect des promesses pour Ségolène : bien sûr, il aura fallu qu'elle soit désignée pour s'apercevoir qu'elle ne pouvait tenir sa promesse, mais combien de temps faudra-t-il après mai 2007 pour qu'elle s'aperçoive que les promesses faites aux Français sont aussi à réévaluer ?

Verdict : démagogie, populisme, cynisme ? Faites votre choix, de toute façon c'est hérétique de la remettre en cause...

Sentence : gravir la montagne avec François Hollande sur le dos...

Publié dans Tiens ta gauche !

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